Diplomatie : la Guinée veut désormais vendre ses atouts au monde

Lexpress Guinée
Sep 10, 2026



CONAKRY — La Guinée change de méthode sur la scène internationale. Le gouvernement a présenté, mercredi 9 septembre 2026, son nouveau Document de politique étrangère, une feuille de route destinée à redéfinir les priorités diplomatiques du pays.
Présenté par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, le document repose sur onze axes, avec un objectif majeur : mettre davantage la diplomatie au service des intérêts nationaux.
Souveraineté, non-alignement, intégration africaine, sécurité, protection des Guinéens à l’étranger, environnement et culture figurent parmi les principales orientations. Mais c’est surtout la diplomatie économique qui marque ce nouveau cap.
Désormais, les ambassades guinéennes ne devront plus être de simples représentations administratives. Elles sont appelées à devenir de véritables portes d’entrée pour les investissements, les marchés et les partenariats économiques.
Le gouvernement veut notamment attirer des capitaux, faciliter le transfert de technologies et de compétences, ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises guinéennes et promouvoir la transformation locale des ressources.
Pour Morissanda Kouyaté, la Guinée dispose d’atouts considérables : ressources naturelles, potentiel agricole et énergétique, jeunesse, position géostratégique et richesse culturelle. Le programme Simandou 2040 doit notamment servir de moteur à cette nouvelle offensive diplomatique.
Le message de Conakry est donc clair : il ne s’agit plus seulement de représenter la Guinée à l’étranger, mais de revenir avec des résultats.
Chaque visite officielle, chaque accord et chaque mission diplomatique devront désormais contribuer aux priorités nationales : investissements, industrialisation, formation, emplois et diversification de l’économie.
Avec cette nouvelle doctrine, la Guinée entend ainsi faire de sa diplomatie un instrument de souveraineté, mais surtout un levier de développement et de prospérité.
Ibrahima Sory Camara