CONAKRY – Les personnes condamnées bénéficiant du décret de grâce devront désormais passer par un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion de 45 jours. Le dispositif est encadré par un arrêté conjoint signé le 5 octobre 2026 par les ministères de la Justice et de la Défense nationale.
Au-delà de sa durée, le texte fixe un cadre destiné à préparer les bénéficiaires à leur retour dans la société. Le programme comprend notamment l’encadrement civique, la préparation à la réinsertion et un accompagnement social.
Pendant le stage, les bénéficiaires seront pris en charge dans un site mis à disposition par le ministère de la Défense nationale. Ils bénéficieront d’un encadrement et d’un dispositif de sécurité, tandis que le ministère de la Justice assurera la supervision du programme.
Le ministère de la Justice devra également procéder à la vérification des dossiers et, le cas échéant, des casiers, fournir aux stagiaires les tenues et équipements nécessaires, assurer leur accompagnement social et délivrer une attestation d’accomplissement à l’issue du parcours.
La mise en œuvre sera suivie par une Commission mixte de coordination, réunissant des représentants de la Justice, de la Gendarmerie nationale et de la Justice militaire.
Le financement du programme est entièrement imputé au budget du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Les modalités pratiques et le fonctionnement détaillé du stage seront précisés par une décision du ministre de la Justice.
Avec ces dispositions, les autorités guinéennes instaurent donc un parcours encadré de 45 jours, combinant discipline civique, accompagnement et préparation au retour à la vie sociale pour les bénéficiaires concernés par la mesure de grâce.
Ibrahima Sory Camara

