Inondations à Manéah et à Coyah : les mêmes causes produisent les mêmes effets

Lexpress Guinée
Sep 20, 2026



Conakry, 19 septembre 2026. Les images se répètent, les dégâts aussi. À Conakry , Manéah tout comme à Coyah, les fortes pluies de ces dernières heures ont une nouvelle fois transformé plusieurs quartiers en zones difficiles d’accès. Routes submergées, habitations envahies par les eaux, circulation fortement perturbée : le scénario est désormais familier.

À Manéah, notamment dans la zone de Bananeraie, la rivière Kitema est sortie de son lit, touchant plusieurs concessions.

Dans la capitale, de Sonfonia-Lac à Sangoyah, en passant par Hamdalaye-Commandaya et plusieurs autres secteurs, les eaux de ruissellement ont également paralysé des axes routiers.
Mais derrière l’intensité des précipitations se cache un problème plus profond : la vulnérabilité persistante de l’espace urbain. Insuffisance ou obstruction des ouvrages de drainage, occupation des zones à risque, urbanisation mal maîtrisée et accumulation des déchets dans les caniveaux contribuent à aggraver les conséquences des pluies. Des constats déjà documentés lors des précédentes saisons pluvieuses.

A Coyah, le bilan humain rappelle brutalement la gravité de la situation. Selon l’ANGUCH, un décès et quatre blessés étaient recensés ce samedi à 16h18, alors que les opérations d’évaluation et de secours se poursuivaient.
Les pluies sont naturelles. La catastrophe, elle, n’est pas toujours une fatalité. Tant que les mêmes insuffisances persistent, les mêmes pluies risquent de produire les mêmes effets. La véritable urgence dépasse donc le secours après l’inondation : elle concerne la prévention, l’assainissement et une meilleure maîtrise de l’urbanisation.

Naby Moussa Camara