« La xénophobie n’a pas sa place » : le coup de semonce d’El Malick Ndiaye à Conakry

Lexpress Guinée
Oct 6, 2026



CONAKRY — Le message d’El Malick Ndiaye était clair : pas question de laisser les tensions sociales et économiques empoisonner les relations entre Guinéens et Sénégalais.
Présent lundi 5 octobre à Conakry pour l’ouverture de la session de la 10? législature guinéenne, le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal a dénoncé les discours de rejet, de stigmatisation et de xénophobie visant les ressortissants des deux pays.
« Les discours de rejet, de stigmatisation ou de xénophobie n’ont leur place ni entre Sénégalais et Guinéens, ni dans l’Afrique que nous voulons bâtir », a martelé le parlementaire sénégalais.
À la tribune, El Malick Ndiaye a rappelé la profondeur des liens entre les deux peuples. Familles, commerce, études, travail et déplacements : selon lui, la proximité entre les deux pays dépasse largement les frontières politiques. « La fraternité est un patrimoine à protéger », a-t-il insisté.
Mais le responsable sénégalais n’a pas opposé fraternité et respect de la loi. Il a rappelé que chaque État reste souverain et que tout ressortissant vivant ou travaillant dans un pays voisin doit respecter ses règles et ses institutions.
Autre appel lancé depuis Conakry : celui d’un dialogue permanent entre les parlements. « Il faut que nos parlements se parlent lorsque rien ne brûle », a déclaré El Malick Ndiaye, estimant que le dialogue doit intervenir avant que les incompréhensions ne se transforment en fractures.
En guise de conclusion, une formule forte : « Notre frontière doit rester un trait d’union, jamais une ligne de fracture entre nos peuples. »

Ibrahima Keita